Par définition les confitures sont des préparations ‘pâteuses’. La confiture est composée de fruits et de sucre. Et la Marmelade alors ? Elle, elle est faite à partir du jus et des zestes d'agrumes bouillis avec du sucre et de l'eau.

Ces ‘tueries’ notoires que sont les confitures et les marmelades ne datent pas d’hier, mais bien d’avant-avant-avant-avant-hier… Et oui, c’est en 73 de notre ère, que Pline l’Ancien évoquait déjà les recettes de confitures cuites au miel. Vers l’an 1000, le sucre de canne est introduit en Europe, et pendant le Moyen Age, le mot ‘confiture’ désigné, en fait, toutes les confiseries réalisées avec du sucre ou du miel. La confiture comme nous la définissons aujourd’hui était nommée ‘électuaire’, c’était littéralement un ‘médicament à lécher’. Même Nostradamus s’est penché sur le sujet, en publiant un traité sur les préparations de la confiture et de ses usages médicinales.C’est au début du 20ème siècle, avec l’arrivée du sucre de betterave, que la confiture se démocratise. Et aujourd’hui, on la retrouve à coup sûr sur nos tables de petit-déjeuner, elle est considérée comme un véritable plaisir gustatif. Il n’empêche que la confiture reste un excellent moyen de conservation notamment des fruits les plus fragiles comme par exemple les fraises et les framboises, mais elle permet aussi de déguster des fruits à la base trop amers ou astringents pour être manger en l’état, c’est le cas des coings.

La meilleure technique pour confiturer ? Elle, elle n’a guère changée… Dans une bassine de cuivre, on fait réduire et confire des fruits avec un poids équivalent de sucre, ou parfois avec moins de sucre ; c’est en fonction du fruit et de sa maturité. Et, en ce moment c’est la Confiture de Noël et les marmelades qui sont à l’honneur, pour notre plus grand plaisir. Comme ça tombe bien, dites donc !