Allium porrum, le poireau, est originaire d’Asie Centrale, et chez nous ? Il va bien, merci !

Le poireau est, en fait, une plante potagère vivace. Mais on la cultive comme une plante annuelle car c’est bien son fût, son bulbe, que l’on mange. Et évidemment, sans son bulbe, la plante ne pousse plus du tout ! Mais oui, on parle bien d’un bulbe, comme beaucoup de membres de sa famille ‘les alliacées’ (oignons, ail, ail des ours, ciboulette…), les poireaux possèdent un bulbe, sauf que chez lui, ce bulbe est super allongé, au point de former ce que l’on appelle ‘le fût’. Ce fût, ou cette tige, si vous préférez, est composé d’une succession de feuilles formées en V, s’emboitant les unes dans les autres. Un vrai légume-feuilles par définition…

En ce moment, en place au jardin, on a les poireaux d’hiver, ce sont ceux qui résistent au froid. Il y a, par exemple, le ‘Monstrueux de Carentan' qui est un poireau au fût court et large. Le ‘Bleu de Solaise', lui, son fût est moyen et son feuillage bleuté. Le ‘Bleu d'hiver' propose, lui, un fût long et gros et il a le gros avantage de présenter une bonne résistance aux maladies. Comme ce sont des variétés d’hiver, ils vont rester en place au jardin durant toute la mauvaise saison. Il existe une petite technique permettant de favoriser le développement du blanc du poireau. Ça vous intéresse ? Il suffit de faire une petite butte de terre tout autour du fût, et comme du coup, le bulbe est enterré, la plante développe beaucoup plus de blanc. Comment on va en profiter un max !!! Le poireau vinaigrette fait son grand retour…